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Coopérative Tiers-Lieux
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Aux origines de la réflexion sur les tiers-lieux nourriciers
Fecha de publicación / Date de publication / Data de publicação
26.02.2026
Texto del artículo / Texte de l'article / Texto do artigo
La hausse de la précarité alimentaire, l’inflation des produits de première nécessité et la crise du monde agricole placent l’alimentation au cœur des préoccupations des politiques publiques, mais aussi des citoyen·nes. Les tiers-lieux, depuis plusieurs années, se sont appropriés les enjeux agricoles et alimentaires. Ces réflexions sont partagées par de nombreuses structures, observées, analysées, visibilisées et soutenues entre autres par FAB’LIM et la Coopérative Tiers-Lieux.
FAB’LIM, en partenariat avec l’INRAE, la Coopérative Tiers-Lieux, la DRAAF Occitanie et la Chaire AgroSYS Institut Agro, ont réalisé en 2020 un premier travail de recensement des tiers-lieux nourriciers en France. 125 lieux, dits dans un premier temps « tiers-lieux agroécologiques et alimentaires », puis « tiers-lieux nourriciers », ont été identifiés dans toute la France. Parmi eux, une quinzaine ont fait l’objet d’entretiens pour fournir une première typologie de ce qu’est un tiers-lieu nourricier et amorcer une réflexion sur l’apport des tiers-lieux aux enjeux alimentaires et agroécologiques de leur territoire.
En 2022, la Coopérative Tiers-Lieux publie son premier panorama des tiers-lieux nourriciers. Ce focus s’inscrit dans une réflexion amorcée dès 2019, visant à inventorier et documenter l’essor de tiers-lieux investissant les champs agricole et alimentaire, des initiatives encore peu visibles. Ce travail met en lumière 42 tiers-lieux se reconnaissant comme nourriciers, ayant en commun la volonté d’œuvrer pour une justice alimentaire et d’encourager l’autonomie alimentaire des territoires.
Un second panorama, en 2024, a permis d’affiner la vision de ce que sont les tiers-lieux nourriciers. Dans les récits et présentations, le premier point mis en avant est la diversité des activités : production agricole, cuisines partagées, cantines solidaires, jardins partagés, épiceries solidaires, marchés ou encore des espaces de travail et d’animation qui ont pour but de sensibiliser les citoyen.es à une alimentation durable. Cette diversité des activités est un atout des tiers-lieux nourriciers démontrant leur capacité à s’adapter aux besoins locaux. Ainsi, trouver une définition commune est difficile, ce qui soulève de nombreuses questions sur ce qu’est un tiers-lieu nourricier.
Un tiers-lieu peut-il se revendiquer « nourricier » s’il n’a pas de production alimentaire ? Peut-on considérer un tiers-lieu en milieu urbain comme nourricier ?
C’est dans la continuité de ces travaux que s’inscrit le projet ATLAS, dont l’un des objectifs est de caractériser ce qu’est un tiers-lieu nourricier avec nos voisins européens d’Espagne et du Portugal. Il s’agit de construire une démarche collective de compréhension, à partir des pratiques et des réalités de terrain. C’est en allant à la rencontre des tiers-lieux qui se définissent comme nourriciers, que pourront émerger des principes, des logiques et des dynamiques communes. Le but est d’ouvrir la réflexion et de proposer un cadre de lecture partagé. Dans cette perspective, il ne s’agit pas d’exclure des lieux qui ne répondent pas à tel critère ou ne seraient pas situés dans tel type de territoire, mais d’avoir une meilleure compréhension de la démarche nourricière au sein des tiers-lieux.
Cette démarche s’inscrit dans une logique distincte de celle d’un label, à l’image des Projets Alimentaires de Territoire (PAT), souvent fondé sur des critères formalisés et des modèles préétablis. Les membres d’ATLAS revendiquent la reconnaissance d’une démarche, attentive à la diversité des situations, plutôt que du respect d’un cahier des charges. En ce sens, les tiers-lieux nourriciers apparaissent moins comme un modèle standardisé que comme un champ d’expérimentation, permettant d’explorer les manières dont les tiers-lieux peuvent construire des réponses au système alimentaire et participer à la revitalisation de territoires engagés dans une réflexion sur les pratiques et les modèles alimentaires.
Auteur : Yohan TARIS, Chargé de mission tiers-lieux nourricier
Relectrice : Mélissa GENTILE, Responsable du laboratoire d’innovation sociale
FAB’LIM, en partenariat avec l’INRAE, la Coopérative Tiers-Lieux, la DRAAF Occitanie et la Chaire AgroSYS Institut Agro, ont réalisé en 2020 un premier travail de recensement des tiers-lieux nourriciers en France. 125 lieux, dits dans un premier temps « tiers-lieux agroécologiques et alimentaires », puis « tiers-lieux nourriciers », ont été identifiés dans toute la France. Parmi eux, une quinzaine ont fait l’objet d’entretiens pour fournir une première typologie de ce qu’est un tiers-lieu nourricier et amorcer une réflexion sur l’apport des tiers-lieux aux enjeux alimentaires et agroécologiques de leur territoire.
En 2022, la Coopérative Tiers-Lieux publie son premier panorama des tiers-lieux nourriciers. Ce focus s’inscrit dans une réflexion amorcée dès 2019, visant à inventorier et documenter l’essor de tiers-lieux investissant les champs agricole et alimentaire, des initiatives encore peu visibles. Ce travail met en lumière 42 tiers-lieux se reconnaissant comme nourriciers, ayant en commun la volonté d’œuvrer pour une justice alimentaire et d’encourager l’autonomie alimentaire des territoires.
Un second panorama, en 2024, a permis d’affiner la vision de ce que sont les tiers-lieux nourriciers. Dans les récits et présentations, le premier point mis en avant est la diversité des activités : production agricole, cuisines partagées, cantines solidaires, jardins partagés, épiceries solidaires, marchés ou encore des espaces de travail et d’animation qui ont pour but de sensibiliser les citoyen.es à une alimentation durable. Cette diversité des activités est un atout des tiers-lieux nourriciers démontrant leur capacité à s’adapter aux besoins locaux. Ainsi, trouver une définition commune est difficile, ce qui soulève de nombreuses questions sur ce qu’est un tiers-lieu nourricier.
Un tiers-lieu peut-il se revendiquer « nourricier » s’il n’a pas de production alimentaire ? Peut-on considérer un tiers-lieu en milieu urbain comme nourricier ?
C’est dans la continuité de ces travaux que s’inscrit le projet ATLAS, dont l’un des objectifs est de caractériser ce qu’est un tiers-lieu nourricier avec nos voisins européens d’Espagne et du Portugal. Il s’agit de construire une démarche collective de compréhension, à partir des pratiques et des réalités de terrain. C’est en allant à la rencontre des tiers-lieux qui se définissent comme nourriciers, que pourront émerger des principes, des logiques et des dynamiques communes. Le but est d’ouvrir la réflexion et de proposer un cadre de lecture partagé. Dans cette perspective, il ne s’agit pas d’exclure des lieux qui ne répondent pas à tel critère ou ne seraient pas situés dans tel type de territoire, mais d’avoir une meilleure compréhension de la démarche nourricière au sein des tiers-lieux.
Cette démarche s’inscrit dans une logique distincte de celle d’un label, à l’image des Projets Alimentaires de Territoire (PAT), souvent fondé sur des critères formalisés et des modèles préétablis. Les membres d’ATLAS revendiquent la reconnaissance d’une démarche, attentive à la diversité des situations, plutôt que du respect d’un cahier des charges. En ce sens, les tiers-lieux nourriciers apparaissent moins comme un modèle standardisé que comme un champ d’expérimentation, permettant d’explorer les manières dont les tiers-lieux peuvent construire des réponses au système alimentaire et participer à la revitalisation de territoires engagés dans une réflexion sur les pratiques et les modèles alimentaires.
Auteur : Yohan TARIS, Chargé de mission tiers-lieux nourricier
Relectrice : Mélissa GENTILE, Responsable du laboratoire d’innovation sociale
Características / Caractéristiques / Características
Idioma - Langue - Lingua
- Français
Grupo de tarea a la que se refere el artículo / Groupe de tâche auquel se réfère l'article / Grupo de tarefas ao qual o artigo se refere
GT1 Estado del arte / Etat de l'art / Estado da arte
Temática / Thématique / Tema
Tipología de las inicitativas / Typologie des initiatives / Tipologia das iniciativas
En retrospectiva
Entidad socia / Structure partenaire / Entidade parceira
Coopérative Tiers-Lieux
Contenido del artículo - Contenu de l'article - Conteúdo do artigo
En retrospectiva
Subtítulo - Sous-titre - Subtítulo
Origenes de reflexión sobre los terceros lugares agroalimentarios
Fecha de publicación / Date de publication / Data de publicação
26.02.2026
Texto del artículo / Texte de l'article / Texto do artigo
El aumento de la precariedad alimentaria, la inflación de los productos de primera necesidad y la crisis del mundo agrícola sitúan la alimentación en el centro de las preocupaciones de las políticas públicas, pero también de los ciudadanos. Desde hace varios años, los terceros lugares se han apropiado de los retos agrícolas y alimentarios. Estas reflexiones son compartidas por numerosas estructuras, observadas, analizadas, visibilizadas y apoyadas, entre otros, por FAB'LIM y la Cooperativa Tiers-Lieux.
FAB'LIM, en colaboración con el INRAE, la Cooperativa Tiers-Lieux, la DRAAF Occitanie y la Cátedra AgroSYS del Instituto Agro, realizó en 2020 un primer trabajo de recopilación de los terceros lugares alimentarios en Francia. Se identificaron 125 lugares, denominados inicialmente «terceros lugares agroecológicos y alimentarios» y posteriormente «terceros lugares alimentarios», en toda Francia. Entre ellos, se realizaron entrevistas a unos quince para proporcionar una primera tipología de lo que es un tercer lugar alimentario e iniciar una reflexión sobre la contribución de los terceros lugares a los retos alimentarios y agroecológicos de su territorio.
En 2022, la Cooperativa Tiers-Lieux publica su primer panorama de los terceros lugares alimentarios. Este enfoque forma parte de una reflexión iniciada en 2019, cuyo objetivo es catalogar y documentar el auge de los terceros lugares que invierten en los campos agrícola y alimentario, iniciativas que aún son poco visibles. Este trabajo destaca 42 terceros lugares que se reconocen como alimentarios y que tienen en común la voluntad de trabajar por la justicia alimentaria y fomentar la autonomía alimentaria de los territorios.
Un segundo panorama, en 2024, permitió afinar la visión de lo que son los terceros lugares alimentarios. En los relatos y presentaciones, el primer punto que se destaca es la diversidad de actividades: producción agrícola, cocinas compartidas, comedores solidarios, huertos compartidos, tiendas de comestibles solidarias, mercados o incluso espacios de trabajo y animación cuyo objetivo es sensibilizar a los ciudadanos sobre la alimentación sostenible. Esta diversidad de actividades es una ventaja de los terceros lugares alimentarios, que demuestra su capacidad para adaptarse a las necesidades locales. Por lo tanto, es difícil encontrar una definición común, lo que plantea numerosas preguntas sobre qué es un tercer lugar alimentario.
¿Puede un tercer lugar considerarse «alimentario» si no produce alimentos? ¿Se puede considerar alimentario un tercer lugar en un entorno urbano?
El proyecto ATLAS se inscribe en la continuidad de estos trabajos, y uno de sus objetivos es caracterizar lo que es un tercer lugar alimentario con nuestros vecinos europeos de España y Portugal. Se trata de construir un enfoque colectivo de comprensión, a partir de las prácticas y realidades sobre el terreno. Al conocer los terceros lugares que se definen como alimentarios, podrán surgir principios, lógicas y dinámicas comunes. El objetivo es abrir la reflexión y proponer un marco de lectura compartido. En esta perspectiva, no se trata de excluir los lugares que no cumplen tal criterio o que no están situados en tal tipo de territorio, sino de comprender mejor el enfoque alimentario en los terceros lugares.
Este enfoque se inscribe en una lógica distinta a la de una etiqueta, a imagen de los Proyectos Alimentarios Territoriales (PAT), que a menudo se basan en criterios formalizados y modelos preestablecidos. Los miembros de ATLAS reclaman el reconocimiento de un enfoque atento a la diversidad de situaciones, más que el cumplimiento de un pliego de condiciones. En este sentido, los terceros lugares alimentarios aparecen menos como un modelo estandarizado que como un campo de experimentación, que permite explorar las formas en que los terceros lugares pueden construir respuestas al sistema alimentario y participar en la revitalización de territorios comprometidos con una reflexión sobre las prácticas y los modelos alimentarios.
Autor : Yohan TARIS, Responsable proyectos terceros lugares agroalimentarios
Revisión : Mélissa GENTILE, Responsable del laboratorio de inovación social
Traducción : Laurie GRÉGOIRE, Responsable comunicación
FAB'LIM, en colaboración con el INRAE, la Cooperativa Tiers-Lieux, la DRAAF Occitanie y la Cátedra AgroSYS del Instituto Agro, realizó en 2020 un primer trabajo de recopilación de los terceros lugares alimentarios en Francia. Se identificaron 125 lugares, denominados inicialmente «terceros lugares agroecológicos y alimentarios» y posteriormente «terceros lugares alimentarios», en toda Francia. Entre ellos, se realizaron entrevistas a unos quince para proporcionar una primera tipología de lo que es un tercer lugar alimentario e iniciar una reflexión sobre la contribución de los terceros lugares a los retos alimentarios y agroecológicos de su territorio.
En 2022, la Cooperativa Tiers-Lieux publica su primer panorama de los terceros lugares alimentarios. Este enfoque forma parte de una reflexión iniciada en 2019, cuyo objetivo es catalogar y documentar el auge de los terceros lugares que invierten en los campos agrícola y alimentario, iniciativas que aún son poco visibles. Este trabajo destaca 42 terceros lugares que se reconocen como alimentarios y que tienen en común la voluntad de trabajar por la justicia alimentaria y fomentar la autonomía alimentaria de los territorios.
Un segundo panorama, en 2024, permitió afinar la visión de lo que son los terceros lugares alimentarios. En los relatos y presentaciones, el primer punto que se destaca es la diversidad de actividades: producción agrícola, cocinas compartidas, comedores solidarios, huertos compartidos, tiendas de comestibles solidarias, mercados o incluso espacios de trabajo y animación cuyo objetivo es sensibilizar a los ciudadanos sobre la alimentación sostenible. Esta diversidad de actividades es una ventaja de los terceros lugares alimentarios, que demuestra su capacidad para adaptarse a las necesidades locales. Por lo tanto, es difícil encontrar una definición común, lo que plantea numerosas preguntas sobre qué es un tercer lugar alimentario.
¿Puede un tercer lugar considerarse «alimentario» si no produce alimentos? ¿Se puede considerar alimentario un tercer lugar en un entorno urbano?
El proyecto ATLAS se inscribe en la continuidad de estos trabajos, y uno de sus objetivos es caracterizar lo que es un tercer lugar alimentario con nuestros vecinos europeos de España y Portugal. Se trata de construir un enfoque colectivo de comprensión, a partir de las prácticas y realidades sobre el terreno. Al conocer los terceros lugares que se definen como alimentarios, podrán surgir principios, lógicas y dinámicas comunes. El objetivo es abrir la reflexión y proponer un marco de lectura compartido. En esta perspectiva, no se trata de excluir los lugares que no cumplen tal criterio o que no están situados en tal tipo de territorio, sino de comprender mejor el enfoque alimentario en los terceros lugares.
Este enfoque se inscribe en una lógica distinta a la de una etiqueta, a imagen de los Proyectos Alimentarios Territoriales (PAT), que a menudo se basan en criterios formalizados y modelos preestablecidos. Los miembros de ATLAS reclaman el reconocimiento de un enfoque atento a la diversidad de situaciones, más que el cumplimiento de un pliego de condiciones. En este sentido, los terceros lugares alimentarios aparecen menos como un modelo estandarizado que como un campo de experimentación, que permite explorar las formas en que los terceros lugares pueden construir respuestas al sistema alimentario y participar en la revitalización de territorios comprometidos con una reflexión sobre las prácticas y los modelos alimentarios.
Autor : Yohan TARIS, Responsable proyectos terceros lugares agroalimentarios
Revisión : Mélissa GENTILE, Responsable del laboratorio de inovación social
Traducción : Laurie GRÉGOIRE, Responsable comunicación
Características / Caractéristiques / Características
Idioma - Langue - Lingua
- Español
Grupo de tarea a la que se refere el artículo / Groupe de tâche auquel se réfère l'article / Grupo de tarefas ao qual o artigo se refere
GT1 Estado del arte / Etat de l'art / Estado da arte
Temática / Thématique / Tema
Tipología de las inicitativas / Typologie des initiatives / Tipologia das iniciativas
Olhando para trás
Entidad socia / Structure partenaire / Entidade parceira
Coopérative Tiers-Lieux
Otro.a autor.a del artículo / Autre auteur.rice de la fiche / Outro.a autor.a da ficha
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Olhando para trás
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As origens da reflexão sobre os terceiros lugares agro alimentares
Fecha de publicación / Date de publication / Data de publicação
26.02.2026
Texto del artículo / Texte de l'article / Texto do artigo
O aumento da precariedade alimentar, a inflação dos produtos de primeira necessidade e a crise do setor agrícola colocam a alimentação no centro das preocupações das políticas públicas, mas também dos cidadãos. Os «terceiros lugares», há já vários anos, apropriaram-se das questões agrícolas e alimentares. Estas reflexões são partilhadas por numerosas estruturas e têm sido observadas, analisadas, divulgadas e apoiadas, entre outros, pela FAB'LIM e pela Cooperativa Tiers-Lieux.
A FAB’LIM, em parceria com o INRAE, a Cooperativa Tiers-Lieux, a DRAAF Occitanie e a Cátedra AgroSYS do Institut Agro, realizou em 2020 um primeiro trabalho de recenseamento dos terceiros-lugares alimentares em França. Foram identificados 125 locais, inicialmente designados «terceiros-lugares agroecológicos e alimentares» e posteriormente «terceiros-lugares alimentares», em toda a França. Entre eles, cerca de quinze foram alvo de entrevistas para fornecer uma primeira tipologia do que é um terceiro lugar alimentar e iniciar uma reflexão sobre o contributo dos terceiros lugares para os desafios alimentares e agroecológicos do seu território.
Em 2022, a Cooperativa Tiers-Lieux publica o seu primeiro panorama dos «terceiros lugares» dedicados à alimentação. Este foco insere-se numa reflexão iniciada em 2019, com o objetivo de inventariar e documentar o crescimento dos «terceiros lugares» que atuam nos domínios agrícola e alimentar, iniciativas ainda pouco visíveis. Este trabalho destaca 42 terceiros-lugares que se identificam como alimentares, tendo em comum a vontade de trabalhar em prol da justiça alimentar e de incentivar a autonomia alimentar dos territórios.
Um segundo panorama, em 2024, permitiu afinar a visão do que são os terceiros-lugares alimentares. Nos relatos e apresentações, o primeiro ponto destacado é a diversidade de atividades: produção agrícola, cozinhas partilhadas, cantinas solidárias, hortas comunitárias, mercearias solidárias, mercados ou ainda espaços de trabalho e de animação que têm como objetivo sensibilizar os cidadãos para uma alimentação sustentável. Esta diversidade de atividades é um trunfo dos terceiros-lugares alimentares, demonstrando a sua capacidade de se adaptarem às necessidades locais. Assim, é difícil encontrar uma definição comum, o que levanta muitas questões sobre o que é um terceiro lugar alimentar.
Pode um terceiro-lugar reivindicar-se como «alimentar» se não tiver produção alimentar? Pode considerar-se um terceiro-lugar em meio urbano como alimentar?
É na continuidade destes trabalhos que se insere o projeto ATLAS, cujo objetivo é caracterizar o que é um terceiro lugar alimentar, em colaboração com os nossos vizinhos europeus de Espanha e de Portugal. Trata-se de construir uma abordagem coletiva de compreensão, a partir das práticas e das realidades no terreno. É através do contacto com os terceiros lugares de natureza alimentar que poderão emergir princípios, lógicas e dinâmicas comuns. O objetivo é abrir a reflexão e propor um quadro de interpretação partilhado. Nesta perspetiva, não se trata de excluir locais que não respondam a determinado critério ou que não estejam situados num determinado tipo de território, mas sim de ter uma melhor compreensão da abordagem alimentar no seio dos terceiros-lugares.
Esta abordagem insere-se numa lógica distinta da de um selo de qualidade, à semelhança dos Projetos Alimentares Territoriais (PAT), frequentemente baseados em critérios formalizados e modelos pré-estabelecidos. Os membros da ATLAS reivindicam o reconhecimento de uma abordagem atenta à diversidade de situações, em vez do cumprimento de um caderno de encargos. Nesse sentido, os terceiros-lugares alimentares surgem menos como um modelo padronizado e mais como um campo de experimentação, permitindo explorar as formas como os terceiros-lugares podem construir respostas ao sistema alimentar e participar na revitalização de territórios empenhados numa reflexão sobre as práticas e os modelos alimentares.
A FAB’LIM, em parceria com o INRAE, a Cooperativa Tiers-Lieux, a DRAAF Occitanie e a Cátedra AgroSYS do Institut Agro, realizou em 2020 um primeiro trabalho de recenseamento dos terceiros-lugares alimentares em França. Foram identificados 125 locais, inicialmente designados «terceiros-lugares agroecológicos e alimentares» e posteriormente «terceiros-lugares alimentares», em toda a França. Entre eles, cerca de quinze foram alvo de entrevistas para fornecer uma primeira tipologia do que é um terceiro lugar alimentar e iniciar uma reflexão sobre o contributo dos terceiros lugares para os desafios alimentares e agroecológicos do seu território.
Em 2022, a Cooperativa Tiers-Lieux publica o seu primeiro panorama dos «terceiros lugares» dedicados à alimentação. Este foco insere-se numa reflexão iniciada em 2019, com o objetivo de inventariar e documentar o crescimento dos «terceiros lugares» que atuam nos domínios agrícola e alimentar, iniciativas ainda pouco visíveis. Este trabalho destaca 42 terceiros-lugares que se identificam como alimentares, tendo em comum a vontade de trabalhar em prol da justiça alimentar e de incentivar a autonomia alimentar dos territórios.
Um segundo panorama, em 2024, permitiu afinar a visão do que são os terceiros-lugares alimentares. Nos relatos e apresentações, o primeiro ponto destacado é a diversidade de atividades: produção agrícola, cozinhas partilhadas, cantinas solidárias, hortas comunitárias, mercearias solidárias, mercados ou ainda espaços de trabalho e de animação que têm como objetivo sensibilizar os cidadãos para uma alimentação sustentável. Esta diversidade de atividades é um trunfo dos terceiros-lugares alimentares, demonstrando a sua capacidade de se adaptarem às necessidades locais. Assim, é difícil encontrar uma definição comum, o que levanta muitas questões sobre o que é um terceiro lugar alimentar.
Pode um terceiro-lugar reivindicar-se como «alimentar» se não tiver produção alimentar? Pode considerar-se um terceiro-lugar em meio urbano como alimentar?
É na continuidade destes trabalhos que se insere o projeto ATLAS, cujo objetivo é caracterizar o que é um terceiro lugar alimentar, em colaboração com os nossos vizinhos europeus de Espanha e de Portugal. Trata-se de construir uma abordagem coletiva de compreensão, a partir das práticas e das realidades no terreno. É através do contacto com os terceiros lugares de natureza alimentar que poderão emergir princípios, lógicas e dinâmicas comuns. O objetivo é abrir a reflexão e propor um quadro de interpretação partilhado. Nesta perspetiva, não se trata de excluir locais que não respondam a determinado critério ou que não estejam situados num determinado tipo de território, mas sim de ter uma melhor compreensão da abordagem alimentar no seio dos terceiros-lugares.
Esta abordagem insere-se numa lógica distinta da de um selo de qualidade, à semelhança dos Projetos Alimentares Territoriais (PAT), frequentemente baseados em critérios formalizados e modelos pré-estabelecidos. Os membros da ATLAS reivindicam o reconhecimento de uma abordagem atenta à diversidade de situações, em vez do cumprimento de um caderno de encargos. Nesse sentido, os terceiros-lugares alimentares surgem menos como um modelo padronizado e mais como um campo de experimentação, permitindo explorar as formas como os terceiros-lugares podem construir respostas ao sistema alimentar e participar na revitalização de territórios empenhados numa reflexão sobre as práticas e os modelos alimentares.
Características / Caractéristiques / Características
Idioma - Langue - Lingua
- Português
Grupo de tarea a la que se refere el artículo / Groupe de tâche auquel se réfère l'article / Grupo de tarefas ao qual o artigo se refere
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Temática / Thématique / Tema
Tipología de las inicitativas / Typologie des initiatives / Tipologia das iniciativas